Trois types de stress

Le stress est normal et même utile. Il permet à notre organisme de réagir face à une situation menaçante ou d’accroître nos performances dans certaines situations. Cela est rendu possible grâce à la libération de différentes hormones dans le corps dont l’adrénaline qui provoque toute une série de réactions : augmentation du rythme cardiaque et de la pression artérielle, accélération de la respiration, dilatation des pupilles pour augmenter notre vigilance, etc…

Il n’existe pas un stress mais des stress que je classerais en 3 catégories.

1- Le stress de survie :

Ce stress se produit en cas de danger comme je le mentionne plus haut. Si nous n’avions pas ce mécanisme de défense, nos ancêtres n’auraient pas pu faire face à des prédateurs tels que les félins ou les ours. En effet, la libération d’hormones provoque un sursaut d’énergie et d’une certaine façon, décuple nos forces. On est alors en mesure de faire des choses dont on ne se serait pas cru capable : courir plus vite, soulever des objets très lourds, sauter par-dessus un obstacle impressionnant… Aujourd’hui, ces situations extrêmes se produisent moins souvent fort heureusement. Mais ce regain d’énergie peut nous sauver en cas d’incendie, d’attaque ou peut nous permettre de sauver un enfant de la noyade. Voici le cas d’une jeune femme qui a soulevé un pick-up pour sauver son père :

https://www.parismatch.com/Actu/Insolite/Pour-sauver-son-pere-une-femme-souleve-un-pick-up-896649

2 – Le stress de « croissance » :

Qu’est-ce que ce stress recoupe?

On le ressent lorsqu’on doit sortir de sa zone de confort, c’est-à-dire faire quelque chose de nouveau et de challengeant sans que la barre ne soit trop haute pour autant. Par exemple, devoir assurer une présentation orale de 30 minutes devant 200 ou 500 personnes. La plupart des gens ont peur de parler en public. Peut-être est-ce ton cas ? On peut alors être dans tous ses états quelques jours avant la date fatidique jusqu’à la fin de la présentation. Par contre, une fois l’action terminée, on est soulagé et on éprouve une grande fierté si cela s’est bien passé.

 

En quoi est-il bénéfique?

Sortir de sa zone de confort est un formidable moyen de progresser. Certes, on est complètement stressé par le fait d’être sur le devant de la scène. Mais rien que le fait de l’avoir fait nous donne une certaine expérience sur laquelle on va pouvoir capitaliser pour la fois d’après. Et à force de répétition ou d’entrainement, on se sent de plus en plus à l’aise. On affine sa technique de préparation, de diction, sa posture, sa maitrise du trac… Et un jour, ça devient quasiment normal de faire son « show » devant un grand nombre de personnes. Je l’ai vécu personnellement. Mon métier m’amène à faire des « exposés » devant des publics plus ou moins larges. Au début, j’étais terriblement mal à l’aise voire terrorisée. J’avais peur de bafouiller, d’oublier une partie de mon texte et de passer pour une cruche incapable d’aligner deux mots ! Aujourd’hui, je ne peux pas dire que je n’ai plus de trac mais c’est devenu beaucoup plus facile de prendre la parole.

C’est donc une forme de stress bénéfique. En se surpassant, on progresse et on élargit sa zone de compétences. Ce qui était très inconfortable et impossible à faire hier devient facile aujourd’hui. J’aime me dire « ce que tu veux se trouve en dehors de ta zone de confort sinon tu l’aurais déjà ». Cela me donne le courage de surmonter mon stress et mes peurs.

 

3 – Le stress aigu ou chronique :

Le burn out

Un stress anormal :

Celui-ci est anormal et délétère sur notre santé. Il survient lorsque la pression est soutenue et quasi permanente. Il n’est pas temporellement défini comme dans le cas du stress précédent. On ne bénéficie alors plus de périodes de récupération. Au sein de ce type de stress, divers degrés existent : fatigue prononcée, anxiété, épuisement puis burn out jusqu’à aller à la dépression. A un moment donné, le corps dit stop ! On pourrait faire le parallèle avec un réservoir d’essence. C’est lorsqu’on continue à vivre à 200% alors que le voyant est rouge, qu’on en vient à ne plus avoir une seule goutte d’énergie dans le réservoir. C’est alors la panne sèche, le gros clash !

Des impacts néfastes et multiples :

Les impacts sont nombreux : système immunitaire affaibli, certaines infections cutanées, insomnie, troubles digestifs, aggravation des maladies cardio-vasculaires, de l’hypertension… Ce stress ferait aussi vieillir plus vite ! Les hormones sécrétées laisseraient des traces dans l’organisme qui favoriseraient le vieillissement des cellules. L’adrénaline serait en partie responsable du blanchiment précoce des cheveux d’où l’expression « se faire des cheveux blancs ».

A l’inverse du stress de « croissance » qui peut conduire à un regain d’énergie grâce à la satisfaction qu’on tire de la situation, ici on est en baisse de performance :

  • corporelle (grande fatigue…),
  • émotionnelle (irritabilité, agressivité…)
  • intellectuelle (difficulté à se concentrer, à mémoriser, à raisonner…).

En fait, c’est contre productif puisque même si on pédale plus vite, on avance plus doucement !

Un stress qui peut toucher tout le monde :

Enfin, ce mauvais stress ne concerne pas seulement des cadres qui croulent sous les dossiers et qui n’en peuvent plus de leur boulot. Cela peut très bien toucher des personnes hyper motivées par ce qu’elles font :

  • auto-entrepreneurs passionnés par leurs projets
  • femmes au foyer fortement investies dans l’éducation de leurs enfants
  • « accros » à l’adrénaline qui font en sorte d’avoir une vie pro et perso très intense parce que cela leur permet de se sentir plus “vivants”.

Ces personnes peuvent tomber dans le piège en se disant que tout va bien puisqu’elles font ce qu’elles aiment. Mais comme les autres, elles ne sont pas à l’abri d’un burn out.

Faites de vous une priorité de temps en temps. Ce n’est pas égoïste. C’est nécessaire !

Le stress chronique

En conclusion :

  • Un peu de stress : oui pour développer le champ de nos compétences.
  • Trop de stress : non et surtout pas de façon chronique ce qui peut aboutir au burn out ou à une dépression. Pour le contrer, il est indispensable d’avoir des  moments de récupération. Sinon, au lieu de vivre, tu survis et cela n’est pas tenable dans le temps.

Je te propose d’en rester là pour aujourd’hui et de t’exposer mes conseils anti-stress dans un prochain article.

En attendant, n’hésite pas à me dire ce que tu en penses !

Au plaisir de te lire.

Delphiane

Photos de Malina Bogdanovskaya / Sansit / Dana Tentis

Un peu de stress, oui! Trop de stress, non!
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