“Puisqu’on ne peut changer la direction du vent, il faut apprendre à orienter les voiles”

James Dean

J’adore cette citation ! Elle me parle énormément ! Et pour cause, c’est l’un des adages que j’essaye d’appliquer au maximum depuis quelques années. La « flexible attitude » présente de nombreux avantages, en particulier quand on a une vie mouvementée et qu’on aspire à plus de sérénité.

L’erreur de vouloir tout maîtriser :

Ce serait tellement bien de pouvoir tout contrôler, n’est-ce pas ? N’en as-tu pas rêvé un jour ou ne serait-ce qu’une seule fois?

D’ailleurs, parfois, on fait comme si c’était le cas :

  • on se focalise sur ce qu’on ne maîtrise pas : les décisions gouvernementales, le rejet de notre candidature à un emploi, la mauvaise interprétation de nos propos par une collègue, le fait que notre fiston de 18 ans souhaite faire sa vie aux US…
  • on espère que nos proches changent d’opinions, de comportements, de personnalité…

Or, c’est irréaliste! Cela ne marche pas comme ça.

Et le problème avec cette volonté de tout contrôler, c’est qu’on en arrive à s’énerver, à pester, à ne pas se sentir émotionnellement bien. Cela nous pompe une partie de notre énergie dont nous avons pourtant tellement besoin.

Se focaliser sur ce qu’on peut contrôler :

Une solution est déjà de se concentrer sur ce que l’on maitrise et de faire son maximum pour se donner toutes les chances de réussir sur cette partie là :

  • Si je postule à un poste, je n’ai malheureusement aucun pouvoir sur l’employeur. En revanche, il est de mon ressort de soigner autant que possible ma candidature, d’écrire la lettre de motivation la plus pertinente qui soit, la plus adaptée à la société que je vise.
  • Si j’ai un message important à faire passer à une collègue, je ne suis pas maitre de l’interprétation qu’elle va en faire. Par contre, à moi de lui exprimer le plus clairement possible mes pensées.

Ainsi, je me concentre sur ce qui est de ma responsabilité. Et si les éléments ne me sont pas favorables, je sais au moins que j’aurai fait mon maximum.

Travailler sa flexibilité d’esprit :

S’il y a bien un point que j’ai été obligée d’affûter ces dernières années, c’est ma souplesse d’esprit ! En effet, au fil du temps, j’ai dû faire face à un environnement personnel comme professionnel de plus en plus mouvant :

  • Côté perso, les imprévus se sont multipliés lorsque que je suis devenue Maman. Il a fallu et il faut toujours jongler entre les maladies, les problèmes éventuels à l’école, les petites crises…
  • Côté pro,  j’ai dû m’habituer à un environnement de plus en plus changeant : turn-over des équipes, remise en cause de projets ou réorientation en cours de route, changements fréquents de planning, imprévus en tout genre…

Bref, rien n’est totalement figé. Ce n’est pas une critique, loin de là. C’est un fait.

Au début, cela m’énervait, m’offusquait. Je perdais de l’énergie à ruminer, à me demander « pourquoi ». Puis, au fil du temps, j’ai pris cela comme faisant partie du jeu. J’ai fini par accepter cette mouvance.

Ainsi, plutôt que de résister aux changements, je suis passée du « pourquoi » au « comment faire avec cette nouvelle situation ». Je me suis aussi mise à voir autant que possible les avantages que cela pouvait générer.

C’est comme un muscle qui se travaille. Sauf que là, c’est notre capacité à être flexible qui est sollicitée. Cela demande d’accepter que les choses n’aillent pas dans notre sens et de voir la nouvelle opportunité que cela représente.

Agir avec un maximum de souplesse :

Pour aller un cran plus loin, je me suis enlevée une contrainte : attendre que les conditions soient idéales pour effectuer certaines tâches. Dit autrement : faire un maximum de choses à peu près n’importe où, n’importe quand, dans un grand nombre de circonstances.

Par exemple, pour écrire mes articles, pas question d’attendre d’être chez moi, confortablement installée devant mon ordinateur, dans un environnement calme et inspirant. Non, bien au contraire. J’ai pris l’habitude de les écrire dans des situations très variées : sur mon téléphone portable dans une salle d’attente, dans le train, au bord d’un lac pendant que mon fils s’adonne à son activité favorite, la pêche… Ainsi, je n’ai pas d’excuse, pas de limite.

Il en va de même pour répondre à mes mails, faire un post sur Instagram…

Tout cela est bien sûr rendu possible grâce à ce petit concentré de technologies qu’est le téléphone portable qui s’apparente pour moi à un véritable mini-ordinateur.

Dans la même veine, je m’entraîne à me détendre quel que soit le lieu ou quelles que soient les circonstances. Cela m’évite d’attendre le soir d’être rentrée  chez moi. Si ce sujet t’intéresse,  je l’aborde dans cet article : L’art de la détente musculaire à tout moment – Femme active & zen

Les avantages de la « flexible attitude » :

Adopter la « flexible attitude » présente plusieurs atouts de taille :

  • ne plus gaspiller sa précieuse énergie à se battre contre des moulins à vent,
  • avoir moins d’excuses pour procrastiner et mieux avancer dans ses projets,
  • être plus serein face à la vie puisqu’on sait que si les choses ne se passent pas comme prévues, on aura les ressources et le mindset nécessaires pour s‘adapter,
  • devenir ainsi plus libre ! La liberté n’est-elle pas de faire ce que l’on veut quand on veut ? On ne peut bien sûr pas faire sauter tous les verrous mais on peut au moins faire sauter ceux qu’on s’impose à soi-même !

« La liberté, c’est de savoir danser avec ses chaines  »
Friedrich Nietzsche

 

En conclusion sur l’art d’être flexible :

Peut-être es-tu déjà hyper flexible. Je connais des femmes qui le sont tout autant voire plus que moi!

Si ce n’est pas le cas et que tu penses que cela pourrait t’aider à être plus efficace et plus sereine, je ne te recommande pas de tenter de devenir plus flexible sur tout. Je t’invite plutôt à déterminer le domaine qui te semble être le plus facile à travailler en premier, puis de passer à l’action et de persévérer.

“L’action appelle l’action”

Alors ? Par quoi penses-tu commencer ?

Au plaisir de te lire.

Delphine

Crédit photos : Anderson Miranda – Artem Beliaikim – David Garrison – Ana Francisconi – Pixabay

Faire de la « flexible attitude » un art de vivre
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16 avis sur « Faire de la « flexible attitude » un art de vivre »

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    merci pour cet article : j’avais tendance à tout sur-planifier, sur-anticiper, et puis je me suis mise en couple avec quelqu’un qui est tout le contraire…. et j’ai appris à relativiser, prendre mon temps, improviser ! c’est important et c’est bien d’avoir des articles comme celui-ci qui nous le rappellent régulièrement, car on oublie trop facilement !

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      Merci pour ton partage. Il s’agit de trouver le bon équilibre entre un cadre hyper rigide, sécurisant mais qui ne permet pas de bien accueillir les imprévus et un système ultra-flexible mais qui peut être perturbant. L’idéal est d’arriver à un mixte des 2 😉

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    Ce n’est pas un exercice facile à réaliser. Et pourtant, je me rends compte à la lecture de ton article combien je pourrai me faciliter la vie car en effet les événements extérieurs ne m’appartiennent pas. Par contre, ce qui est à ma portée c’est mon attitude et ma communication. Merci pour ton article plein de bon sens et qui rappelle la souplesse, l’agilité et en quelque sorte le lâcher-prise 😉

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      Merci pour ton partage 😉 Oui, en effet, mon article invite au lâcher prise. Je reconnais que ce n’est pas toujours facile mais comme pour beaucoup de choses, il s’agit d’essayer, de tester. C’est comme cela qu’on peut en apprécier les bénéfices et adopter cette flexibilité de façon plus large et fréquente.

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    Je suis totalement d’accord avec toi ! Bien sûr, nous n’avons de contrôle que sur nos actions et nous ne pouvons que les changer. Nous n’avons aucune influence sur les actions et les décisions des autres. Et nous devons certainement aller de l’avant avec des solutions, pas des problèmes. Merci pour cet article !

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      Super article merci 🤩 ! Effectivement « l action appelle l action » ! Cet article tombe au bon moment car au boulot il y a de plus en plus d imprévus et apprendre à voir les choses du bon côté aide énormément pour être plus sereine au quotidien !

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        Je suis bien contente si mon article tombe à pic ! J’espère que tu pourras mettre mes quelques conseils en application 😉

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    Bonjour,
    ha la flexibilité… C’est une compétence qu’il est nécessaire d’acquérir si l’on veut bien vivre certaines situations et ne pas s’enliser dans le mal-être.
    Pas toujours facile de trouver le bon équilibre (car être trop flexible n’est pas bon non plus, mais ça tu le dis déjà dans ton article), mais c’est primordial d’apprendre à le faire.
    Mais en lisant ton article, cela m’a fait penser à un autre sujet qui peut sembler lointain … mais je décide de t’en parler quand même.
    Je veux parler du syndrome de la donneuse humaine.
    On part du principe que ce sont surtout les femmes qui ont ce syndrome car leur éducation est très axée sur le soin à apporter aux autres (être serviable, adaptable, sympa et dispo pour les autres sont des valeurs très inculquées aux petites filles).
    Cela a pour conséquence que les individus concernés ont du mal à voir leur temps comme une ressource leur appartenant pleinement. Leur identité s’étant construite sur « l’attention à porter aux autres » Dès qu’il s’agit de prendre du temps pour elle, c’est la culpabilité garantie.

    Sachant cela, comment faire le distingo entre une flexibilité nécessaire (qui sert ta vie au sens propre) et une flexibilité toxique qui te ralentit et t’empêche d’avancer sereinement vers ce que tu veux vraiment ?

    Ça serait un bon sujet de philo au bac, non ?

    Tu as quatre heures pour répondre 😉

    Blague à part, merci pour ton article très intéressant et ton travail.

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      Merci Mylène pour ton partage et pour me faire découvrir ce terme du « syndrome de la donneuse humaine » que je ne connaissais pas ! Je suis complètement d’accord avec toi sur le poids de l’éducation concernant les petites filles et sur le fait qu’ensuite, les femmes culpabilisent de prendre du temps pour elles. C’est assez fréquent je trouve. Quant à ta question, elle est tout à fait pertinente et tu as finalement déjà apporté la réponse ;). A savoir que la flexibilité nécessaire est choisie et nous fait avancer alors que la flexibilité toxique est subie et nous freine. Personnellement, j’ai rarement l’impression de subir dans la mesure où j’ai énormément de choses à portée de main grâce à mon téléphone portable. J’ai toujours moyen d’avancer. Maintenant, tout le monde ne fonctionne pas comme moi et c’est à chacun de trouver ce qui va lui permettre de s’adapter aux aléas et aux imprévus de la vie quotidienne. Et enfin, sache que j’adore la philo ! Je me suis d’ailleurs prêtée au jeu que tu proposes dans cet article : https://femme-active-et-zen.com/est-il-possible-dechapper-au-temps/

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        Merci pour ta réponse. Ton article sur le temps était captivant !
        Mais ne serais-tu pas intéressée par tout ce qui est physique et tout particulièrement la physique quantique ?
        Le temps…
        Bien qu’admise par les scientifiques comme quelque chose que l’humain ne comprend pas, il semblerait que cela soit plus une convention nécessaire qu’une réalité.
        Si j’ai bien compris ce que j’ai lu et vu sur le sujet aujourd’hui, seul le présent existerait… d’où la nécessité de se rendre compte que c’est une « ressource » dont nous sommes pleinement propriétaire et qu’il ne faut pas laisser les autres préempter le nôtre…
        Merci pour cet échange 🙂
        Au plaisir d’une prochaine lecture !

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          Je ne me suis pas penchée sur la physique quantique, j’avoue, mais peut-être que cela m’intéresserait grandement 😉 En tout cas, cette notion du temps m’intrigue. Et oui, il faut se réapproprier notre temps, prendre conscience de son immense valeur et arrêter de la gaspiller !

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    J’aime bien cette idée de faire ce que l’on veut faire sans attendre que la situation autour de nous soit parfaite! ça évite beaucoup la perte de temps interstitielle « non qualitative ». Un moyen de ne plus subir la perte de temps, mais de prendre ses responsabilités!

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      Complètement Céline. En attendant la situation parfaite, on se donne une bonne excuse de ne jamais commencer ou de ne pas terminer. Quel dommage !

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    Merci pour cet article qui fait du bien! J’ai été assez rigide dans mon organisation (et un peu sur tous les aspects de ma vie en fait!) pendant de nombreuses années et suite à un burn-out, j’ai pris conscience de l’importance d’être flexible. J’arrive maintenant à me maîtriser, surtout au sein de notre couple et tout est tellement plus simple! Cela demande cependant de se connaître, de reconnaître ses imperfections et de vouloir changer.

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      Merci Sophie de nous partager ce que tu as vécu ! Oui, à la base, il y a ce choix que nous faisons de vouloir changer. Parfois, c’est malheureusement un évènement difficile qui nous y conduit comme tu as pu le vivre avec le burn-out.

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