Je me suis lancée le défi de répondre à cette belle question qui a été posée comme sujet au bac de philo cette année. En effet, le sujet m’inspire. Difficile de savoir si cela aurait été le cas à 18 ans. Par contre, n’étant plus lycéenne depuis belle lurette, je le fais à ma manière, c’est à dire en dehors de toutes contraintes académiques.

Tout d’abord,  qu’est-ce que veut dire « échapper au temps » ?

Pour moi, cela signifie :

  • se soustraire  à la nostalgie mélancolique des jours heureux qui appartiennent au passé,
  • fuir la “pression” que l’on peut ressentir face au fait que chaque jour, on se rapproche inéluctablement de la date fatidique de notre mort.

Comment échapper à ce sentiment difficile pour la plupart d’entre nous ? Pour répondre à cette question, abordons en 1er lieu les différents temps qui existent.

Vivre, c’est momentanément échapper à la mort

Ruppert Barnes

3 types de temps :

Le temps théorique :

En théorie,  le temps est défini puisque nous avons 24 heures ou 1 440 minutes dans une journée. Qu’on soit riche ou pauvre, homme ou femme, africain ou américain… nous sommes tous logés à la même enseigne. Impossible d’augmenter notre temps, d’en acheter, de l’épargner pour l’utiliser plus tard, ce qui au passage, serait vraiment pratique. Malheureusement, chaque seconde écoulée est perdue à jamais !

Le temps subjectif :

Face à cet implacable métrique, se superpose le temps perçu. C’est un peu comme le froid. Il y a le froid théorique et le froid ressenti.

Il en va de même quant à notre perception du temps. Elle est dépendante de l’intérêt que nous portons à ce que nous faisons à l’instant T :

  • s’ennuyer ou être captivé,
  • être coincé dans une longue file d’attente sans rien pouvoir faire ou dévorer la dernière série de Netflix.

Le temps selon notre âge :

Notre perception du temps évolue également en fonction de l’âge.  Plus on vieillit et plus on a l’impression que le temps passe vite. C’est ce que je vis personnellement et je suis sûre qu’il en va de même pour toi. Les rentrées scolaires, les anniversaires, les fêtes comme Noël… se succèdent à vitesse grand V !

Pour expliquer ce phénomène, plusieurs théories existent. Je vais surtout en évoquer une qui me parle plus que toutes les autres : le fait que plus on avance en âge et plus on vit dans une certaine routine. En théorie, on a besoin d’apprendre de moins en moins de choses. C’est l’inverse pour un enfant qui est en perpétuelle découverte et doit enregistrer plus de nouvelles informations dans le même laps de temps qu’un adulte. Sa perception du temps s’en trouve ralentie. Cela peut expliquer que lorsqu’on part une semaine en voyage dans un pays inconnu, on a l’impression d’être parti bien plus que 7 jours.

Maintenant, voyons comment échapper au temps ?

S’il est impossible de se soustraire au temps théorique, il est tout à fait envisageable d’échapper au temps perçu puisqu’il est lié à notre manière de l’appréhender. En tout cas, c’est mon point de vue!

Voici mes 3 conseils pour y parvenir.

1er conseil :

En lien avec le précédent paragraphe, une première réponse est de « ralentir le temps » en se lançant régulièrement dans de nouveaux projets, en apprenant sans cesse de nouvelles choses tel un éternel étudiant, ou en changeant d’environnement comme démarrer un nouveau job…En plus de développer le champs de nos compétences et par là même, notre valeur, c’est un formidable moyen d’éprouver de la satisfaction et de la fierté.

En ce sens, mon blog constitue un véritable défi. En effet, il me demande de maîtriser un minimum d’outils techniques et de me confronter à l’exercice d’écriture qui est relativement nouveau pour moi.  Mais quel enrichissement !

2ème conseil :

Une autre façon d’échapper au temps et à la frustration de voir sa vie immanquablement se réduire est de tout faire pour n’avoir aucun regret le dernier jour de son existence. Sais-tu d’ailleurs que 95% des gens arrivent en fin de vie avec des regrets : fait de ne pas avoir réalisé certains projets, de ne pas avoir vécu la vie dont ils rêvaient… ? Cela vient d’une étude de Bronnie Ware, infirmière australienne qui a longtemps travaillé en soins palliatifs.

Pour ne pas en arriver là, je te recommande de te demander ce qui est vraiment important pour toi…mais quand je dis vraiment, c’est vraiment ! Voilà une question fondamentale à laquelle on ne prend généralement pas le temps de répondre. C’est un exercice à faire en étant le plus honnête possible avec soi-même, sinon ça ne sert à rien. Or, pas facile de s’abstraire de notre conditionnement, que cela vienne de la société ou de notre éducation. Par exemple, difficile d’abandonner une belle carrière professionnelle souhaitée par nos parents, avec des revenus confortables et un statut social qui flatte l’égo, pour effectuer le métier dont on a toujours rêvé mais qui n’a pas la cote dans notre société.

Bien sûr, l’idée n’est pas d’en rester là mais de passer à l’action de façon à mener une vie qui nous correspond de plus en plus. Pour cela, on peut :

  • changer radicalement de vie,
  • ou employer la manière douce en supprimant petit à petit ce qui  ne nous convient plus pour le remplacer par des activités ou des projets qui nous font pleinement vibrer.

In the end, we only regret the chances we didn’t take

Lewis Carroll

3ème conseil :

Mon 3ème conseil est de vivre le plus possible dans l’instant présent. Ressasser sans cesse le passé ou s’angoisser régulièrement d’un hypothétique futur ne nous redonnera pas plus de temps. Au contraire, cela nous en fait perdre.

L’idée ici est de profiter le plus possible du moment présent, en étant dans la gratitude, c’est-à-dire en appréciant ce que nous possédons, ce que nous vivons, ce qui nous entoure… Cela peut aussi passer par diverses techniques comme la méditation où notre conscience est totalement investie dans l’instant T.

Apprécie chaque moment de la vie et n’oublie pas qu’elle peut s’arrêter à tout moment

 

En conclusion :

Tu l’auras compris, ma réponse à ce sujet philosophique du baccalauréat est qu’il est possible d’échapper à certaines formes du temps. Pour y parvenir, plusieurs méthodes existent : se former, se lancer dans de nouveaux projets, changer de vie, se poser sur ce qui compte vraiment, contempler, méditer… Paradoxalement, elles demandent toutes du temps mais le jeu en vaut la chandelle puisqu’elles améliorent la qualité de notre vie!

Prendre le temps d’échapper au temps…

N’hésite pas à me dire ce que tu en penses et quelles auraient été tes réponses face à un tel sujet.

Au plaisir de te lire Smile

Delphiane

Crédit photo : Leon Macapagal / Jessica Lewis / Burst / Rawpixel

Est-il possible d’échapper au temps ?
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2 avis sur « Est-il possible d’échapper au temps ? »

  • 30 juillet 2019 à 20 h 48 min
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    Bravo pour ce nouveau défi !
    Cest6vrai que les enfants ne voient plus le temps passer… Car ils font toujours de nouvelles choses !
    À méditer

    Répondre
    • 31 juillet 2019 à 20 h 14 min
      Permalien

      Et oui! Le temps est relatif. Il passe à vitesse grand V lorsque nous faisons des choses qui nous plaisent ou de nouvelles activités.

      Répondre

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