On connait tous l’expression “time is money”, autrement dit que “le temps, c’est de l’argent”.

Et bien, à travers cet article, je souhaite te montrer en quoi cette citation peut être fausse et te donner ma vision profonde du temps.

 

Pourquoi le temps n’est-il pas de l’argent ?

Tout simplement parce que l’argent, ça se récupère. Si on en perd, on peut avoir l’espoir d’en regagner. Il n’y a pas de fatalité. Rien n’est figé en matière d’argent :

  • Des personnes riches se sont retrouvées ruinées suite à de mauvais placements ou une mauvaise gestion.
  • A contrario, des personnes pauvres sont devenues millionnaires comme Oprah Winfrey par exemple.

 Le temps, lui, ne se regagne pas. Ce qui est perdu est perdu à jamais. La journée que tu viens de passer ne peut être vécue à nouveau. Finalement, on perd tous 24 précieuses heures tous les jours, inéluctablement. Notre vie est comme un sablier qui se vide un peu chaque jour et on ne peut rien n’y faire.

Pourquoi est-ce que cette fatalité ne me déprime pas ?

Notre condition d’êtres mortels peut paraître terrible et je peux comprendre que plus on avance en âge, plus on déprime.

Mais je vois deux énormes inconvénients à être immortel.

 

1er inconvénient :

Le 1er est que si nous avions l’éternité devant nous, on repousserait sans cesse nos projets. A quoi bon se précipiter de finir ses études, d’avoir des enfants, de réaliser ses rêves…quand  on a aucune contrainte de temps! Déjà que dans notre monde actuel, on a tous tendance à procrastiner sur certaines choses, alors je te laisse imaginer ce qu’il en serait si nous étions immortels!

Vivre éternellement serait s’exposer à un ennui tout aussi éternel. 

Epicure

2ème inconvénient :

Le 2ème est que si nous étions immortels, l’évolution de l’humanité en serait grandement freinée et je ne serais peut-être pas là à écrire cet article depuis mon smartphone!

Les nouvelles générations bénéficient des avancées des générations précédentes.  Elles se les approprient comme si cela avait toujours existé.  Elles ne montrent pas de résistance.  Pour elles, c’est normal. Et sur ce qui est leur norme, elles créent à leur tour de nouvelles choses qui sont prises pour acquises par les générations suivantes. 

C’est ainsi que nos bambins connaissent une enfance bien différente de la nôtre. Pour eux, il n’y a rien de plus normal que de manipuler un ordinateur ou une tablette dès leur plus jeune âge, d’avoir un smartphone à 12 ans voire avant, ou de regarder des vidéos d’ados délurés sur YouTube.

Baignés dans un tel environnement, ils ont forcément une autre façon de considérer les choses que nous. Ils n’ont pas nos appréhensions ou réticences. Et ils sont prêts à aller un cran plus loin que ce que nous aurions probablement pu faire.

Rappelons que, face à toute nouvelle idée,  l’humain connaît une certaine résistance. Selon le philosophe allemand Arthur Schopenhauer (1788 – 1860) :

« Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. »

Cela a été repris par Idriss Aberkane, enseignant, conférencier et auteur du livre Libérez votre cerveau !, qui résume le parcours de toute nouvelle avancée en 3 mots : ridicule –> dangereuse –> évidente. Voici une conférence de lui hyper intéressante où il en parle :

https://www.youtube.com/watch?v=YJ6R5pP1pe8

Ce fût le cas du droit de vote des femmes par exemple.  Comment les générations suivantes auraient pu revenir en arrière ? Impensable n’est-ce pas ?

 

Comment ne pas passer à côté de notre temps?

On vit souvent comme si on avait tout notre temps et du coup, on le gaspille. En général, on ne se rend compte de son immense valeur que lorsqu’il est trop tard.

Pour pallier à cela, j’imagine ma vie comme un grand rectangle avec 365 petits cercles en colonne et 75 à 90 lignes (je suis optimiste 🙂 ). Ça, c’est mon existence représentée de façon très schématique.

Chaque soir (ou presque) :

  • je visualise qu’un petit cercle se remplit. Ainsi, je prends mieux conscience de “mon reste à vivre” et du caractère si précieux de mon temps.
  •  je me demande si je n’ai pas cramé une journée pour rien. A chacun ses critères pour définir si une journée a valu la peine d’être vécue ou pas. Pour moi, une journée est réussie si j’ai appris ou fait quelque chose de nouveau (y compris à travers l’échec),  si j’ai avancé dans mes projets ou encore si j’ai passé du temps avec mes proches, notamment avec mon fils qui est encore un enfant mais plus pour longtemps…

 

Pour moi, il y a pire que la mort, enfin je crois… ce serait d’avoir des regrets le jour de mon dernier souffle. Une de mes citations favorites est d’ailleurs :

In the end, we only regret the chances we didn’t take.

Lewis Carroll

Alors j’agis en conséquence !

 

Pour aller plus loin sur la thématique du temps :

Comme tu peux le voir, je suis particulièrement sensible à cette notion du temps et à sa qualité. C’est un sujet qui m’intéresse grandement ! D’ailleurs, j’ai eu l’occasion d’écrire un autre article sur ce thème en réponse au sujet du bac de philo de cette année : “est-il possible d’échapper au temps?”.

Je suis curieuse de savoir ce qu’il en est pour toi. Alors, n’hésite pas à me le dire en commentaire.

Et pour finir, voici une émission sur Arte très intéressante sur le thème du temps à travers les époques et sur ce qui est si particulier aujourd’hui :

https://youtu.be/tpdphvYpXmQ

 

Au plaisir de te lire!

Delphiane

Crédit photos : Malcolm Garret – Pixabay

Non, le temps, ce n’est pas de l’argent!
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