Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire dans mon précédent article, ce confinement est un marathon. Il l’est d’autant plus qu’on sait maintenant qu’on en a au moins jusqu’au 11 mai !

Du jamais vécu pour notre génération ! Comment aurions-nous pu imaginer être privé un jour de notre liberté d’action, de voyager, de se rendre sur notre lieu de travail, de partager de bons moments en famille et entre amis, de dire au revoir aux êtres qui nous sont chers et qui nous ont quittés… Impensable ! Et pourtant, c’est bien ce que nous vivons.

Pas simple dans ces conditions de garder le moral ! Comme pour une course à pied, ce sont les derniers mètres qui sont généralement les plus difficiles car on doit continuer à courir, à avancer, malgré la fatigue accumulée.

Aussi, je tenais à te partager mes astuces et mes conseils pour préserver ton moral coûte que coûte.

Garder le moral : les bénéfices au-delà des bénéfices :

Garder ta bonne humeur est bien sûr important pour ton bien-être mais aussi pour :

  • conserver un bon niveau d’énergie,
  • garder l’envie de faire du sport, ce qui est important pour ta santé,
  • préserver ton immunité car on sait que le moral joue sur notre système de défense face aux microbes et aux virus, ce qui est fondamental en ce moment. Voici un article avec les résultats d’une étude scientifique si tu veux aller plus loin sur le sujet,
  • entreprendre tout ce que tu as à faire,
  • être persévérante, combative face à la difficulté ,
  • être créative, développer des nouvelles idées,

Pour moi, tout est lié :

  • Nos émotions influent sur notre santé et notre envie d’entreprendre.
  • Notre vitalité joue sur notre état d’esprit. Si on est plein d’énergie, on sera plus enclin à être de bonne humeur et à avoir envie de faire des tas de choses.
  • Enfin, quand on avance dans ses projets, on en retire de la satisfaction, de la fierté. On a un sentiment d’accomplissement. Tout cela booste à la fois notre mindset et notre niveau d’énergie.

A côté de cela, garder le moral est également important pour notre entourage :

  • Pour notre petite famille, tout d’abord, avec qui nous vivons 24H sur 24. En particulier, nos enfants qui sont de véritables éponges et qui ressentent nos émotions positives comme négatives.
  • Pour nos proches, ensuite, que ce soit la famille ou les amis avec qui nous restons en contact. Si nous n’avons pas le moral, cela peut les affecter, et par la même, les « contaminer » à leur tour.

Tu l’auras compris, il me parait vital, en cette période difficile, de rester positive pour soi-même et pour les autres. Mais comment faire pour conserver sa bonne humeur, comment la préserver dans de telles conditions ? J’aimerais aujourd’hui aborder 3 astuces qui me sont extrêmement utiles !!

« La bonne humeur, c’est le début du bonheur. »

Fuir les médias anxiogènes :

Quand les médias exploitent notre psychologie :

Sais-tu quelle est la priorité n°1 de tout média ? Faire de l’audience. Pour quelle raison ? Parce que plus il y a de personnes qui suivent une émission et plus le média peut vendre l’espace publicitaire avant, pendant ou après l’émission à un prix élevé. C’est pourquoi, une seconde de pub vaut bien plus chère :

  • à 20H ou 21H qu’en plein milieu d’après-midi ou de la nuit,
  • sur TF1 que sur une petite chaine de la TNT, à horaire comparable.

Ainsi, le but du journal de 13H ou de 20H est de t’informer, mais aussi de te tenir en haleine pour que tu regardes l’émission régulièrement et jusqu’au bout. Une très bonne façon d’y arriver est de jouer sur tes peurs et tes émotions de préférence négatives.

En effet, le cerveau humain est ainsi fait qu’il est bien plus réceptif à ce qui est négatif qu’à ce qui est positif. Cela nous protègerait en situation de danger. En étant plus attentif aux menaces, on aurait plus de chances d’être réactif et ainsi de survivre. Voici un article très intéressant sur ce que les psychologues appellent « le biais de négativité », à savoir que notre cerveau semble « préférer » les informations négatives aux positives.

Les médias l’ont bien compris. C’est pourquoi, lorsqu’un drame survient, les journaux en font des tonnes. Ce fut le cas lors de l’attentat du 11 septembre ou de ceux que nous avons connus en France récemment. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec le Covid. Ils savent que c’est un formidable moyen de te scotcher devant ton écran.

Pour cela, ils ne se contentent pas seulement d’informer. Ils jouent sur le côté émotionnel. Ils vont te montrer des cas extrêmes :

  • à la fois des personnes qui souffrent ou ont énormément souffert du corona (avec réanimation, coma, rééducation de la marche…)
  • et des véritables success stories, à savoir des personnes qui n’auraient pas dû s’en sortir, comme des personnes âgées, et qui ont vaincu le virus.

De temps en temps, ils rappellent tout de même que 98% des gens guérissent. Mais ils vont peu ou pas montrer de reportages sur des personnes ayant été contaminées et pour qui ça s’est bien passé. Ca ne ferait pas assez d’audience.

S’il est important de ne pas se voiler la fasse par rapport à ce qui se passe dans notre pays et le reste de la planète, il est délétère de se laisser bombarder par des informations anxiogènes qui réactivent tes peurs et entretiennent tes angoisses.

« La peur est la chambre noire où le négatif se développe. »

Mon astuce pour protéger mon moral des médias :

Mon astuce est de limiter au maximum le journal télévisé. Une fois par jour me suffit largement voire je ne le regarde pas du tout. Je n’écoute pas non plus les infos à la radio même si l’émotion peut être ressentie moins fortement du fait de l’absence d’images.

Pour rester au courant de ce qui se passe, je me suis abonnée à une newsletter que je reçois une à deux fois par jour. Les gros titres me permettent d’avoir l’essentiel. Si je veux creuser, je peux accéder à l’article entier. Sinon, je passe au titre suivant. Cela présente plusieurs avantages :

  • Je reste informée de l’essentiel.
  • Cela ne me prend pas plus de 2 minutes par jour.
  • Je suis beaucoup moins impactée d’un point de vue émotionnel.

J’ai recours à la newsletter de Huffpost. Je l’ai découverte par hasard. Mais il en existe certainement des tas d’autres. Si cette astuce te parle, à toi de trouver chaussure à ton pied.

Porter ton attention là où tu as du pouvoir :

On a tendance à porter son focus sur les choses qu’on ne maîtrise pas et à les faire tourner en boucle dans notre tête : le contexte économique, le chômage, une grève, les décisions gouvernementales … Il s’agit de sujets angoissants, qui peuvent nous saper le moral et vis-à-vis desquels on se sent totalement impuissant puisqu’on a aucune emprise dessus.

Une solution est de porter son attention là où nous avons du pouvoir.

Dans le cas de la crise sanitaire que nous vivons, nous ne pouvons pas changer la situation. Le Covid est là et il faut faire avec. En revanche, nous avons le pouvoir, et même le devoir de tout faire pour nous protéger et protéger les autres (limiter les sorties, faire les gestes barrières…).

De même, dans le contexte actuel, certains connaissent le chômage partiel voire vont perdre leur emploi. D’autres voient l’entreprise qu’ils ont créée à bout de souffle. On ne peut guère changer le cours des choses. En revanche, on peut par exemple d’ores et déjà réfléchir à une nouvelle orientation professionnelle en lien avec les nouveaux besoins qui émergent ou étudier comment faire du e-commerce avec notre business actuel. Certains restaurateurs se sont ainsi lancés dans la vente de repas en ligne.

Cela revient à passer de la question :

  • “pourquoi” : pourquoi cela m’arrive à moi, pourquoi le gouvernement a pris cette décision… ?
  • à “comment” : comment puis-je résoudre le problème, comment puis-je faire autrement pour le contourner ?

Le fait de se poser la question du « comment » a plusieurs vertus :

  • Cela occupe de façon bénéfique notre esprit et lui évite d’être pollué de mauvaises pensées qui tournent en boucle et qui finissent par affecter notre moral.
  • Cela nous oblige à être dans la recherche de solutions. Or, qui dit « solutions » dit voir une ou plusieurs issues de secours à notre problème, ce qui est rassurant.

« La vie, ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. »

Sénèque

 

Être dans l’action :

Réfléchir au « comment » est un 1er pas. L’étape d’après est de passer à l’action. Là encore, agir permet de couper court à nos cogitations mentales et de diminuer l’impact émotionnel de la difficulté que nous vivons. Être dans l’action permet aussi d’avoir un sentiment de maitrise sur le problème.

Et je trouve justement que nous sommes dans une époque formidable pour agir. Nous avons la chance de pouvoir faire énormément de choses sans bouger de chez nous grâce à internet :

  • Faire la plupart des démarches administratives.
  • Échanger avec des personnes à l’autre bout de la France ou de la planète, personnes qui peuvent être des partenaires ou des clients.
  • Accéder à presque toute la connaissance de l’humanité.

En effet, il existe des tas de formations sur à peu près tout. Par exemple, si tu veux basculer une partie de ton activité sur le digital, il y a pléthore de formations sur comment monter un site de vente en ligne. Idem si tu veux donner de la visibilité à ton activité sur Instagram ou Facebook. Il existe des formations payantes mais je trouve qu’il y a aussi énormément de contenus gratuits sur Youtube. Reste à trouver le bon Youtubeur ou la bonne formation, ce qui n’est pas simple, il est vrai. En complément, les forums ou les groupes sur Facebook sont un bon moyen d’avoir des tas d’idées et permettent de trouver de l’aide quand on est bloqué sur un problème.

Bref, tu auras compris, j’affectionne le passage à l’action. De plus, lorsqu’on agit, on avance. Et quand on avance, même doucement, on en tire une certaine satisfaction. On ressent de la fierté, on augmente l’estime de soi. Et ça aussi, c’est bon pour le moral !

« La liberté, c’est l’action. L’esclavage, c’est l’inaction. »

Salim Boudiaf

En conclusion pour préserver ton moral :

Nous traversons une période difficile et je trouve que c’est justement dans ces moments là qu’il faut parvenir à garder un état d’esprit positif, à la fois pour soi et pour ses proches.

Ce n’est pas chose facile mais ce n’est pas impossible !

Une première solution est de réduire les sources anxiogènes que représentent les médias sans pour autant se couper du monde. Ensuite, c’est de porter notre focus là où nous avons du pouvoir, de passer de la question « pourquoi » à la question « comment ». Et enfin, d’agir, de se mettre en mouvement vers la solution qui permet de palier au problème auquel nous sommes confrontés.

J’espère que ces conseils qui, personnellement, m’aident beaucoup, vont t’être utiles.

N’hésite pas à me dire ce que tu en penses et/ou à partager tes propres astuces.

Au plaisir de te lire.

Delphiane

Crédit photos : Juste Name – Andrea Piacquadio – Kaboompics – Janeb13

Préserver son moral en période de confinement
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2 avis sur « Préserver son moral en période de confinement »

  • 23 avril 2020 à 20 h 35 min
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    Merci pour cet article plein de positivité !
    Bon courage à toi
    Et bonne continuation…

    Répondre
    • 23 avril 2020 à 21 h 23 min
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      Merci Sandy! Je trouve que la période est tellement inédite et en même temps, que c’est tellement important de garder le moral, que j’avais vraiment envie de partager mes petits secrets! Très bonne continuation à toi aussi 😉

      Répondre

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